Présentée à l’origine comme une réalisation financée par des donateurs privés, la future salle de bal de la Maison-Blanche pourrait finalement coûter jusqu’à 600 millions de dollars. Selon plusieurs médias américains, plus de la moitié de cette somme serait désormais supportée par des fonds publics, relançant la controverse autour de ce chantier voulu par le président Donald Trump.
Le vaste projet de construction d’une nouvelle salle de bal à la Maison-Blanche, porté par le président américain Donald Trump, fait face à une nouvelle vague de critiques après la révélation d’une forte hausse de son coût estimatif. Initialement annoncé à 200 millions de dollars lors de son lancement en 2025, le chantier pourrait désormais atteindre les 600 millions de dollars, selon des documents internes consultés par plusieurs médias américains.
Prévu sur le site de l’ancienne aile Est de la Maison-Blanche, démolie pour permettre la réalisation du projet, l’ouvrage doit accueillir les grandes réceptions officielles, les dîners d’État et d’autres événements protocolaires de grande envergure. La future infrastructure, d’une superficie estimée à près de 90 000 pieds carrés, constituerait l’une des transformations architecturales les plus importantes du complexe présidentiel américain depuis plusieurs décennies.
Selon les estimations établies par l’entreprise Clark Construction, chargée des travaux, le budget total du projet aurait fortement augmenté en raison de l’intégration de dispositifs sécuritaires sophistiqués, notamment des infrastructures souterraines destinées à répondre aux exigences de protection présidentielle et de sécurité nationale.
Les documents révélés indiquent qu’environ 307 millions de dollars pourraient provenir d’organismes financés par les contribuables américains, notamment le Secret Service, le White House Military Office et l’Executive Residence. Le reste du financement, soit près de 293 millions de dollars, serait assuré par des contributions privées et des donateurs proches du projet.
Cette évolution contraste avec les déclarations répétées de Donald Trump, qui avait assuré à plusieurs reprises que la salle de bal serait entièrement financée par des fonds privés. Encore au début de l’année 2026, le président américain affirmait que les contribuables ne débourseraient « pas un centime » pour cette réalisation.
La Maison-Blanche défend toutefois le projet en mettant en avant les impératifs de sécurité liés aux événements accueillant de hauts responsables étrangers et des personnalités de premier plan. L’administration estime que les aménagements prévus renforceront durablement les capacités d’accueil et de protection du siège de l’exécutif américain.
De leur côté, plusieurs élus et organisations de préservation du patrimoine dénoncent un chantier jugé excessivement coûteux et critiquent le recours potentiel à l’argent public dans un contexte économique marqué par des préoccupations budgétaires croissantes. Certains opposants contestent également la démolition de l’aile Est historique et les procédures ayant permis le lancement rapide des travaux.
Alors que les travaux se poursuivent à Washington, la future salle de bal continue d’alimenter le débat politique aux États-Unis, entre ambitions architecturales, impératifs sécuritaires et interrogation sur l’utilisation des fonds publics.







