L’économie marocaine s’apprête à connaître un léger ralentissement de son activité, qualifié par la Banque africaine de développement (BAD) de normalisation progressive plutôt que d’un affaiblissement de ses fondamentaux. Selon son rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 », le produit intérieur brut (PIB) du Royaume devrait progresser de 4,2 % en 2026, après avoir affiché 4,7 % en 2025. Cette évolution traduit un retour graduel vers une trajectoire d’équilibre, soutenue par une demande intérieure solide et la poursuite des investissements dans les infrastructures, le tourisme et l’industrie.
Une résilience face aux chocs extérieurs
Malgré ce ralentissement, les grands équilibres macroéconomiques du pays restent globalement sous contrôle, illustrant la solidité du modèle marocain. L’inflation devrait se maintenir à un niveau modéré de 2,4 % en 2026, tandis que la dette publique recule à 67,7 % du PIB et que les réserves en devises couvrent un niveau confortable de 5,7 mois d’importations. Cette robustesse financière intervient alors que « la banque de l’Afrique fait confiance au Maroc » pour faire face aux incertitudes climatiques et à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux.
Le capital humain au cœur des défis
Le principal point de vigilance identifié par l’institution panafricaine touche directement au marché de l’emploi. Bien que le taux de chômage global s’établisse à 13 % en 2025, la situation des jeunes (37,2 % de chômage) et des femmes (20,5 %) demeure préoccupante pour la cohésion sociale. Pour consolider sa trajectoire, la BAD préconise d’accélérer les projets liés à la résilience climatique et de stimuler l’insertion professionnelle de ces forces vives, anticipant déjà un rebond de la croissance à 4,3 % dès 2027.







