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13/06/2026
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24h dans le MondeActualitésEnergieÉnergie : L’UE importe du GNL russe à des niveaux records en 2026

Énergie : L’UE importe du GNL russe à des niveaux records en 2026

Malgré les velléités de se détacher des hydrocarbures russes, l’Union européenne affiche une dépendance persistante au gaz naturel liquéfié (GNL) de Moscou. Selon une étude de l’IEEFA publiée ce mercredi 13 mai 2026, les importations ont atteint des sommets inédits depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, portées notamment par la demande française.

Une hausse spectaculaire de 16 % au premier trimestre

Au cours des trois premiers mois de l’année 2026, l’UE a importé 6,9 milliards de m³ de GNL russe, soit une augmentation de 16 % sur un an. Cette tendance s’est confirmée en avril avec une nouvelle hausse de 17 %.

  • Les principaux importateurs : La France se hisse au premier rang européen des importateurs de GNL russe au premier trimestre, suivie de près par l’Espagne et la Belgique.

  • Le paradoxe de la diversification : Si l’Europe a massivement investi dans le GNL pour s’affranchir des gazoducs russes, la Russie demeure paradoxalement le deuxième fournisseur de GNL de l’Union.

Les États-Unis en embuscade, le GNL comme « talon d’Achille »

En parallèle, l’Europe accentue son virage vers l’Atlantique. Les États-Unis sont en passe de devenir le premier fournisseur de gaz du continent en 2026, devant la Norvège (31 %) et la Russie (14 %, gazoducs et GNL confondus). Pour l’analyste Ana Maria Jaller-Makarewicz (IEEFA), cette stratégie montre ses limites : « Le GNL est devenu le talon d’Achille de la sécurité énergétique de l’Europe ». Cette dépendance excessive, combinée aux tensions au Moyen-Orient, expose le continent à des prix élevés et à de nouvelles menaces sur l’approvisionnement.

L’horizon 2027 : Un défi de taille

La Commission européenne maintient son objectif d’interdire toute importation de gaz russe d’ici l’automne 2027. Cependant, avec une part de GNL américain qui pourrait atteindre 80 % des importations européennes d’ici 2028, l’UE semble simplement déplacer sa dépendance géopolitique d’un fournisseur à un autre.

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