Le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) semble plus que jamais menacé. Depuis le début de l’offensive israélienne contre le Hezbollah, les incidents visant les Casques bleus se multiplient dans le sud du pays. Selon le quotidien L’Orient-Le Jour, la mission de l’ONU, déployée depuis 1978, atteint un point de rupture critique.
Un lourd tribut pour les Casques bleus
Les journées des 29 et 30 mars 2026 ont été particulièrement meurtrières pour le contingent international. Trois soldats indonésiens ont perdu la vie lors d’explosions distinctes. Si le premier décès est dû à un projectile d’origine inconnue, les deux autres ont été causés par des mines.
L’armée israélienne (Tsahal) a nié toute responsabilité, affirmant qu’aucune de ses troupes n’était présente dans la zone concernée au moment des faits. Une enquête est officiellement en cours pour déterminer la provenance des tirs et des engins explosifs.
Une mission remise en question
La dégradation de la sécurité sur le terrain interroge directement sur l’utilité de la Finul dans le contexte actuel. Alors que son mandat actuel court jusqu’à la fin de l’année 2026, la force onusienne se retrouve prise entre deux feux :
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Les opérations de Tsahal : L’armée israélienne progresse en territoire libanais, rendant les positions de l’ONU vulnérables.
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Le Hezbollah : Les milices pro-iraniennes maintiennent une résistance féroce, utilisant la zone frontalière comme base d’opération.
Le contingent français, pilier historique de la force, est également sous haute tension. Pour de nombreux observateurs, la Finul semble avoir « touché à sa fin avant l’heure », tant sa capacité d’interposition est devenue quasi nulle face à l’intensité de la guerre totale qui se dessine au Moyen-Orient.







