Les députés algériens ont approuvé à l’unanimité, ce dimanche 25 octobre 2026, la proposition autorisant le déploiement d’unités de l’armée à l’étranger pour intervenir au Niger. Ce vote historique constitue la première opération militaire extérieure d’Alger depuis l’envoi de troupes en soutien à l’Égypte lors de la guerre israélo-arabe de 1973.
Cette décision concrétise l’engagement formulé le 3 octobre par le président Abdelmadjid Tebboune de protéger le voisin nigérien face aux menaces sécuritaires. Partageant une frontière commune de 960 kilomètres, les deux nations renforcent ainsi leur partenariat pour lutter contre la violence djihadiste, le crime organisé transfrontalier et les trafics illicites.
Préservation des intérêts stratégiques
Le déploiement des forces algériennes s’inscrit dans un schéma de sécurité régionale intégrée visant à stabiliser les zones frontalières exposées aux exactions des groupes armés. Au-delà du volet militaire et diplomatique, la mission intègre la protection des infrastructures et des intérêts économiques prioritaires de l’Algérie sur le territoire nigérien.
Un cadre constitutionnel au service du gazoduc
S’appuyant sur l’article 91 (paragraphe 2) de la Constitution, cette mesure sécurise des projets énergétiques majeurs pour l’Afrique du Nord et l’Europe. Les troupes veilleront notamment à la protection du chantier du gazoduc transsaharien, infrastructure clé destinée à acheminer le gaz naturel nigérian vers le continent européen à travers le territoire nigérien et algérien.







