Le ministère kényan de la Santé a confirmé mercredi soir la détection d’un deuxième cas de virus Ebola sur son territoire. Il s’agit d’un proche du premier patient décédé la semaine dernière, qui se trouvait déjà placé sous quarantaine lors de l’apparition des premiers symptômes. Si les autorités sanitaires affirment que la situation demeure sous contrôle, la précaution prévaut pour éviter toute propagation à grande échelle.
Afin de verrouiller le dispositif de prévention, le ministre de la Santé a signé deux ordonnances instaurant un cadre sanitaire strict. Centré sur une surveillance accrue aux frontières et un suivi centralisé, le plan vise à détecter rapidement tout nouveau cas sans paralyser l’activité économique ou les déplacements de la population.
Un dispositif de surveillance centralisé et renforcé
L’Institut national de santé publique du Kenya prend désormais la tête de la réponse sanitaire en centralisant la coordination des diagnostics, la traçabilité des contacts et l’alerte précoce. Les contrôles sont nettement intensifiés à toutes les frontières kényanes, où chaque voyageur entrant est soumis à un dépistage obligatoire, une déclaration de santé exhaustive et un suivi de son historique de voyage. Les compagnies de transport ont également l’obligation légale de signaler immédiatement toute personne présentant des symptômes suspects aux autorités compétentes.
Sanctions financières, peines de prison
Pour garantir le respect des consignes, le gouvernement impose de lourdes sanctions dissuasives contre les contrevenants. Toute tentative d’échapper à une quarantaine ou de dissimuler son état de santé expose désormais les contrevenants à une amende de 50 000 shillings kényans (soit plus de 340 euros) et jusqu’à 14 mois d’emprisonnement. Soutenu par l’Association médicale du Kenya qui appelle à éviter toute stigmatisation des malades, le ministère précise qu’aucune restriction de circulation, de rassemblement ou d’activité commerciale n’est pour l’instant envisagée.







