Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se trouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique financière d’envergure suite à des révélations publiées par le quotidien britannique The Times. Le dirigeant aurait perçu 1,76 million de dollars supplémentaires en 2024 via FWC2026 US Inc, une filiale créée pour l’organisation du Mondial 2026, sans que ce versement ne soit présenté en toute transparence dans le rapport annuel de l’instance aux côtés de sa rémunération officielle de 4,274 millions de francs suisses.
Cette situation soulève de sérieuses interrogations quant au respect de l’article 43 des statuts de la FIFA, qui impose la divulgation individuelle des revenus des hauts dirigeants. Alors que l’ancien président de la commission de gouvernance Miguel Maduro évoque une potentielle violation des règles internes, cette affaire ravive les débats sur la gouvernance et la répartition des ressources auprès des 211 fédérations membres, notamment en Afrique, à quelques mois du scrutin présidentiel prévu en mars 2027.
Versements non divulgués et train de vie à Miami
Rémunérations annexes : L’enquête comptable pointe 1,76 million de dollars versés par la structure américaine en 2024, en plus de 626 229 dollars de rémunérations complémentaires omises de la présentation standard.
Avantages et dépenses immobilières : Les investigations portent sur la prise en charge d’une villa de luxe louée à Miami pour plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois, ainsi que l’acquisition d’un appartement de 8,6 millions de dollars.
Flou sur la gestion financière : Ces révélations remettent en question la frontière entre avantages liés aux fonctions continentales, frais professionnels et revenus personnels du président.
Contestations politiques et attentes des fédérations
Ces nouvelles révélations viennent renforcer la fronde menée par l’UEFA, la Concacaf et la fédération norvégienne, qui réclament davantage de contrôle financier et une redistribution équitable des réserves. Pour les fédérations africaines, la clarté dans la gestion de l’instance mondiale reste un enjeu crucial alors que la FIFA est appelée à fournir des explications officielles.







