Nouveau rebondissement dans la tempête médiatique qui secoue Jordan Bardella. Selon des informations publiées par Le Canart enchaîné, le président du Rassemblement national aurait procédé à l’effacement des données d’un ancien compte Facebook militant entre le 28 septembre et le 2 octobre, dans la foulée des révélations de Mediapart concernant des messages aux relents antisémites datant de sa jeunesse.
Une version vigoureusement contestée par l’entourage du dirigeant politique, qui dénonce une manipulation et affirme que Jordan Bardella ne s’est jamais connecté à ce compte ni supprimé le moindre message, tout en annonçant le dépôt imminent d’une plainte en diffamation.
Les nouveaux éléments de l’enquête journalistique
Des données effacées : D’après l’hebdomadaire satirique, des conversations privées issues d’un ancien profil lié aux années FN de Jordan Bardella auraient été purgées juste après les premières publications de presse.
Le lien avec le compte X (Twitter) : Mediapart affirme de son côté avoir établi une connexion directe entre un profil Facebook personnel et le compte officiel du responsable politique, s’appuyant sur des similitudes de messages et de tournures textuelles.
Une défense bousculée : Ces révélations contredisent en partie les déclarations de Jordan Bardella, qui affirmait récemment ne plus utiliser ce réseau social depuis de longues années.
La riposte judiciaire du Rassemblement national
Face à l’accumulation de ces accusations et à la polémique entourant ses écrits présumés de 2013, le parti frontiste maintient sa ligne de défense et qualifie ces nouvelles publications de « grotesques ». Alors que le président du RN conteste farouchement être l’auteur de ces propos, la bataille judiciaire s’annonce longue, tant sur le terrain de la diffamation que sur la vérification de ces traces numériques passées.







