La campagne présidentielle brésilienne a pris fin ce samedi sur des notes de ferveur et de mobilisation générale. Le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva et son principal rival conservateur Flávio Bolsonaro ont bouclé leurs derniers déplacements par de grands bains de foule, espérant l’emporter dès le premier tour ce dimanche 4 octobre.
Alors que les derniers sondages placent les deux favoris dans un mouchoir de poche avec une courte avance pour le dirigeant sortant, le pays retient son souffle face à un scrutin polarisé, marqué par des enjeux de souveraineté nationale et les ombres de la vie politique récente.
Une conclusion de campagne électrique à travers le pays
- La démonstration de force de Lula à São Paulo : Entouré de ses sympathisants vêtus de rouge sur la célèbre avenue Paulista, le président sortant a érigé son combat en défense de la démocratie face à la « barbarie », tout en se positionnant en rempart contre les ingérences étrangères.
- La « Caravane de la victoire » pour Flávio Bolsonaro : Le sénateur conservateur a pris la tête d’un vaste cortège de motos et de 4×4 dans l’intérieur de l’État de São Paulo, surfant sur le mécontentement populaire lié au coût de la vie et à l’insécurité.
- Un verdict très serré dans les urnes : L’institut Datafolha crédite Lula de 45 % des intentions de vote contre 42 % pour son rival, laissant planer le suspense sur l’issue d’un éventuel second tour.
Les grands thèmes d’un scrutin sous tension
Cette élection s’est cristallisée autour d’affrontements verbaux incessants, de polémiques judiciaires visant les deux camps et de l’ombre portée de personnalités influentes, à l’image de Donald Trump aux États-Unis ou de l’ancien président Jair Bolsonaro. Les électeurs brésiliens doivent désormais trancher pour définir l’avenir politique et économique de la première puissance d’Amérique latine.







