Le Botswana s’attire de vives critiques internationales après avoir autorisé l’abattage de 23 éléphants à l’occasion des célébrations du 60e anniversaire de son indépendance, fêtée le 30 septembre. Une autorisation du ministère de l’Environnement a également permis la chasse d’autres animaux sauvages dont la viande devait être distribuée lors des festivités.
Abritant la plus grande population d’éléphants au monde, estimée à plus de 130 000 spécimens, le pays applique une politique de quotas très controversée depuis la réautorisation de la chasse en 2019. Pour cette année, le quota global de chasse aux trophées atteint 430 éléphants, suscitant l’indignation des défenseurs de la faune.
Un abattage contesté pour le 60e anniversaire
Le Botswana fait face à une vive polémique après avoir autorisé l’abattage de 23 éléphants à l’occasion des célébrations marquant le 60e anniversaire de l’indépendance du pays, le 30 septembre dernier. Cette autorisation, délivrée par le ministère de l’Environnement, s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme prévoyant également la chasse d’autres animaux sauvages dont la viande est destinée à être distribuée lors des festivités nationales.
Abritant la plus grande population d’éléphants au monde, principalement concentrée dans le nord autour du parc national de Chobe et du delta de l’Okavango, le pays applique des quotas stricts depuis la réautorisation de la chasse en 2019. Pour cette année 2026, le quota global de chasse aux trophées atteint ainsi 430 éléphants, contre 410 l’année précédente, un chiffre régulièrement fustigé par les défenseurs de la cause animale.
Entre gestion de la faune et craintes sanitaires
L’association Elephant Protection Society monte en première ligne pour dénoncer cette décision, estimant que l’abattage d’animaux pour des réjouissances officielles fragilise les efforts de conservation, banalise leur mise à mort et risque d’encourager indirectement le braconnage. Les experts soulignent également que les tirs répétés perturbent durablement les structures sociales complexes des troupeaux.
En parallèle, de nombreux habitants expriment des inquiétudes légitimes quant à la consommation de cette viande de gibier, dans un contexte où le Botswana doit déjà faire face à une épidémie de fièvre aphteuse. Ce nouveau dossier relance ainsi le débat houleux entre la nécessité de préserver la faune sauvage emblématique du pays et la gestion des retombées économiques et alimentaires pour les communautés locales.







