L’Angola voit grand pour son avenir énergétique. Le pays d’Afrique australe s’apprête à mobiliser 70 milliards de dollars d’investissements publics et privés d’ici 2050 pour structurer son exploration, sa production, son réseau de transport et ses infrastructures de distribution de gaz naturel. L’annonce a été officialisée le 9 septembre 2026 à Luanda par Paulino Jerónimo, président de l’Agence nationale des pétroles, des gaz et des biocarburants (ANPG), lors de la grand-messe de l’ Angola Oil & Gas 2026.
Une stratégie de développement en trois phases
Pour répondre à une demande intérieure de gaz projetée en forte hausse estimée pour passer de 30 millions de pieds cubes par jour en 2025 à 500 millions d’ici 2050, le pays déploiera sa feuille de route en trois étapes :
- Première phase : Focus sur les régions de Cabinda, Soyo et Zaïre.
- Deuxième phase : Extension vers Luanda, Cuanza-Sul et Benguela.
- Troisième phase : Déploiement à Namibe, avec l’intégration de solutions de regazéification pour alimenter les secteurs minier, logistique et industriel.
« Nous voulons davantage de forage, de puits, de nouvelles découvertes. Nous voulons développer les ressources déjà identifiées. Nous voulons surtout développer l’industrie du gaz et la transition énergétique », a souligné Artur Custódio, administrateur exécutif de l’ANPG.
Des retombées économiques ciblées et des investissements colossaux
Cette offensive industrielle vise à stimuler des secteurs clés de la consommation nationale, tels que la pétrochimie, la sidérurgie, la production d’électricité et la fabrication d’engrais. Actuellement importateur net (environ 140 000 tonnes d’engrais par an), l’Angola prévoit également de convertir au gaz naturel plusieurs centrales électriques aujourd’hui dépendantes du diesel.
À l’enveloppe de 70 milliards USD dédiée au transport et à la distribution s’ajouteront :
- Environ 6 milliards USD pour le traitement du gaz.
- Près de 90 milliards USD consacrés à l’exploration et à la production sur les trois prochaines décennies.
En parallèle, les grands projets pétroliers historiques continuent d’avancer à l’image du projet Kaminho (évalué à 6 milliards USD), dont le FPSO vient d’entrer dans sa dernière phase de construction en Chine, confirmant la dynamique tous azimuts du secteur énergétique angolais.







