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16/10/2026
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24h dans le MondeActualitésGéopolitiqueMoyen-Orient : Les BRICS à l’épreuve de leur sommet en Inde

Moyen-Orient : Les BRICS à l’épreuve de leur sommet en Inde

New Delhi s’apprête à devenir le epicentre de la diplomatie mondiale. Ce week-end (les 12 et 13 septembre 2026), l’Inde accueille le sommet des dirigeants des BRICS au centre de congrès du Bharat Mandapam. Placée sous la présidence de Narendra Modi avec pour thème « Bâtir pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité », cette 18e édition marque le vingtième anniversaire de la création du bloc.

Cependant, cette grand-messe des pays émergents se tient dans un climat géopolitique particulièrement lourd, mis à rude épreuve par les secousses de la scène internationale et les divisions internes de ses membres.

L’ombre de la guerre en Iran plane sur New Delhi

Le défi majeur de ce sommet réside dans la capacité des nations membres à s’accorder sur une déclaration commune concernant la situation au Moyen-Orient. Depuis le déclenchement du conflit impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran (membre à part entière depuis 2024), la région est sous haute tension. La fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz a propulsé les cours du pétrole au-delà des 100 dollars le baril, secouant l’économie mondiale.

Mais c’est au sein même du bloc que les lignes de fracture apparaissent : l’Iran et les Émirats arabes unis (EAU), également membres des BRICS, se trouvent dans des camps opposés, Abou Dhabi ayant suspendu ses liens financiers avec Téhéran après des tirs de missiles. Le Kremlin a lui-même admis que ces différends entravent la rédaction d’un texte consensuel, rappelant l’échec de la réunion des ministres des Affaires étrangères en mai dernier. La diplomatie indienne espère toutefois reproduire la dynamique constructive observée récemment lors du sommet de l’OCS à Bichkek.

Un aréopage de dirigeants au rendez-vous

Malgré ces turbulences géopolitiques, le sommet de New Delhi affiche une participation de premier plan. Le président chinois Xi Jinping effectue là sa première visite en Inde en sept ans, un déplacement hautement symbolique pour réchauffer les relations bilatérales entre les deux géants asiatiques après des années de tensions frontalières.

Sont également attendus le président russe Vladimir Poutine, le président iranien Masoud Pezeshkian, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l’Indonésien Prabowo Subianto, ainsi que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Les Émirats arabes unis seront quant à eux représentés par le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Entre ambitions économiques et élargissement complexe

Alors que l’organisation s’est élargie pour incarner un « Sud global » de plus en plus influent face aux politiques protectionnistes et aux sanctions occidentales, cet élargissement pose la question de son efficacité opérationnelle. Fonctionnant sur la base du consensus, le groupe doit réussir à concilier des intérêts nationaux parfois divergents pour peser durablement sur la gouvernance mondiale.

Au-delà des crises, les discussions économiques s’articuleront autour de la résilience des chaînes d’approvisionnement, du commerce en monnaies locales et de la coopération technologique, érigeant ce rendez-vous indien en un test décisif pour l’avenir de l’alliance.

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