24h dans le Monde

A la Une

16/10/2026
Suivez Nous :

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

quick-wittedmgt

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

24h dans le MondeActualitésCultureBernard de Grunne célèbre l’art et les « Signatures sculptées » d’Afrique

Bernard de Grunne célèbre l’art et les « Signatures sculptées » d’Afrique

Pour sa 25e édition, le Parcours des mondes s’impose plus que jamais comme la plus grande foire d’arts premiers de la planète. Jusqu’au 13 septembre 2026, l’événement parisien réunit une cinquantaine de galeries et d’experts de renom. Parmi les temps forts de cette édition anniversaire, l’exposition « Signatures sculptées », présentée par le marchand belge et expert reconnu Bernard de Grunne, propose une relecture fascinante de la sculpture africaine à travers une soixantaine de pièces d’exception.

Longtemps perçue à travers le prisme d’une création purement collective ou anonyme, l’histoire de l’art statuaire africain se voit ici redéfinie. En s’appuyant sur l’analyse formelle des gestes, des styles et des influences par-delà les frontières des ethnies et des villages, l’expert démontre qu’il est possible d’identifier les mains de véritables maîtres créateurs, à l’instar du fameux maître de Bouaflé en Côte d’Ivoire, du maître de Kasadi chez les Kongo, ou encore du mystérieux artiste Soompa au Nigeria.

De l’anonymat à la reconnaissance des maîtres

Si l’absence de signatures et de dates précises a longtemps décontenancé les amateurs d’art premier, cette démarche scientifique et esthétique permet de structurer un nouveau regard. En rattachant des corpus d’œuvres à une main singulière, l’approche humanise et individualise ces créations, tout en faisant écho aux travaux d’historiens de l’art tels qu’Henri Focillon. Les pièces ainsi attribuées à des maîtres identifiés dont certaines remontent au XIIIe siècle pour la statuaire soninké datée au carbone 14 confirment la porosité des influences culturelles et la circulation des talents à travers le continent africain, bien au-delà des cadres tribaux traditionnels.

Partager:

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article connexe

Tags