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17/10/2026
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24h dans le MondeActualitésEconomieLes parents africains d’élèves étouffés par le coût de la rentrée scolaire

Les parents africains d’élèves étouffés par le coût de la rentrée scolaire

C’est l’effervescence de la rentrée des classes dans de nombreux pays d’Afrique, mais la joie cède bien souvent place à l’inquiétude. Du Cameroun au Maroc en passant par Madagascar et la Guinée, la grogne des parents d’élèves enfle face à des frais de scolarité prohibitifs et à l’explosion du coût des fournitures scolaires, sur fond d’inflation et de dépendance aux importations.

Des dépenses hors de portée pour les familles

Entre la flambée des prix et la cherté de la vie, s’acquitter des frais de scolarité relève du parcours du combattant pour de nombreux foyers :

Au Cameroun : Si les statistiques officielles estiment la dépense annuelle moyenne à 75 000 FCFA (114 euros) par enfant, la réalité est tout autre. Les associations de consommateurs dénoncent des collèges privés facturant jusqu’à 300 000 FCFA (457 euros) et des lycées publics théoriquement gratuits mais gangrenés par la corruption, où l’obtention d’une place s’achète parfois au prix fort.

Le poids des importations : Avec un continent qui a importé pour 779 millions de dollars d’articles de papeterie en 2024 (porté par le Nigeria et le Cameroun), la hausse des coûts de transport et des matières premières pèse lourdement sur le prix final des cahiers et stylos, rendant ces produits difficilement accessibles.

Le casse-tête des manuels scolaires

Au-delà du matériel de base, l’accès aux livres de programmes scolaires demeure un écueil majeur dans plusieurs pays. En Guinée, malgré la gratuité théorique mentionnée sur les ouvrages, la contrebande et la vente illégale privent de nombreux enfants des districts ruraux de manuels essentiels, fragilisant le niveau d’éducation.

Du côté de Madagascar et du Maroc, les pénuries récurrentes de livres s’accompagnent de tensions sur la distribution. Les libraires marocains montent ainsi au créneau pour dénoncer la prolifération de circuits de vente informels à l’approche de la rentrée, illustrant les difficultés structurelles d’un secteur éducatif sous tension.

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