Dans la ville finlandaise de Kuopio, plus de 2 000 participants civils, bénévoles et conscrits prennent part au plus grand exercice de défense civile organisé en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Entre simulation de frappes, gestion d’abris souterrains anti-atomiques et menaces hybrides, cet événement d’envergure illustre la préparation de la Finlande, désormais membre de l’OTAN, face aux tensions persistantes avec la voisine russe.
Un entraînement grandeur nature
Inspiré en partie des leçons tirées du conflit en Ukraine, cet exercice baptisé Shelter 2026 simule une situation où les infrastructures critiques (eau, électricité) de la région subissent des cyberattaques et la menace imminente de bombardements.
L’épreuve des abris souterrains : Des salles de sport transformées en refuges et des entraînements à la détection des radiations rappellent l’importance de structures capables d’accueillir des milliers de personnes en un temps record.
La réalité du sabotage : Au-delà des craintes de missiles, les autorités et les gestionnaires de réseaux font face à une recrudescence de cyberattaques, de repérages suspects sur des zones névralgiques et de brouillages de signaux GPS, soulignant la complexité de la guerre hybride menée par Moscou.
La culture de la résilience et le devoir de mémoire
Si le pays peut s’appuyer sur le maintien de la conscription et sur un solide « état d’esprit » civique, la population garde en mémoire le lourd tribut payé lors des conflits historiques contre l’Union soviétique. À l’image des plus anciens qui ont connu l’exode et les bombardements, la nouvelle génération apprend à s’organiser pour faire face à l’autonomie requise en temps de crise les citoyens étant invités à pouvoir subvenir à leurs besoins pendant au moins 72 heures.
Pour les Finlandais, l’adhésion à l’OTAN en 2024 et cet entraînement intensif partagent un même objectif : dissuader toute velléité d’agression en faisant en sorte qu’une attaque n’en vaille tout simplement pas la peine.







